Le BAC de NSI

Guide des différentes épreuves

En première

 

Si tu ne poursuis pas la spécialité numérique et sciences informatiques en terminale, tu passes ton évaluation lors des E3C. Elle aura lieu au dernier trimestre de ton année de première. L’épreuve de NSI en première dure 2 heures (coefficient 5). L’épreuve est un QCM de 42 questions en 7 parties, chacune composée de 6 questions. Pour chaque question, il y a 4 réponses proposées. Chaque bonne réponse vaut 3 points, chaque mauvaise réponse te retire 1 point, et une absence de réponse vaut zéro. Les sujets sont issus de la banque nationale numérique. Cette épreuve interdit l’utilisation de la calculatrice.

Banque nationale numérique de sujet : https://www.sujetdebac.fr/annales/sujets-e3c/spe-numerique-informatique/premiere/2021/

En terminale :

Source : https://www.education.gouv.fr/bo/20/Special2/MENE2001797N.htm

 

L’épreuve écrite :

Durée : 3 heures 30

Modalités

La partie écrite consiste en la résolution de trois exercices permettant d’évaluer les connaissances et les capacités attendues conformément aux programmes de première et de terminale de la spécialité. Chaque exercice est noté sur 4 points.

Le sujet propose cinq exercices, parmi lesquels le candidat choisit les trois qu’il traitera. Ces cinq exercices permettent d’aborder les différentes rubriques du programme, sans obligation d’exhaustivité. Le sujet comprend obligatoirement au moins un exercice relatif à chacune des trois rubriques suivantes : traitement de données en tables et bases de données ; architectures matérielles, systèmes d’exploitation et réseaux ; algorithmique, langages et programmation.

Un exemple de sujet: le sujet 0

L’épreuve pratique

Durée : 1 heure

Modalités

La partie pratique consiste en la résolution de deux exercices sur ordinateur, chacun étant noté sur 4 points.

Le candidat est évalué sur la base d’un dialogue avec un examinateur. Un examinateur évalue au maximum quatre élèves. L’examinateur ne peut pas évaluer un élève qu’il a eu en classe durant l’année en cours.

L’évaluation de cette partie se déroule au cours du deuxième trimestre pendant la période de l’épreuve écrite de spécialité.

  • Premier exercice

Le premier exercice consiste à programmer un algorithme figurant explicitement au programme, ne présentant pas de difficulté particulière, dont on fournit une spécification. Il s’agit donc de restituer un algorithme rencontré et travaillé à plusieurs reprises en cours de formation. Le sujet peut proposer un jeu de test avec les réponses attendues pour permettre au candidat de vérifier son travail.

  • Deuxième exercice

Pour le second exercice, un programme est fourni au candidat. Cet exercice ne demande pas l’écriture complète d’un programme, mais permet de valider des compétences de programmation suivant des modalités variées : le candidat doit, par exemple, compléter un programme « à trous » afin de répondre à une spécification donnée, ou encore compléter un programme pour le documenter, ou encore compléter un programme en ajoutant des assertions, etc.

Les algorithmes à connaitre « par cœur » :

  1. En première :
    Écrire un algorithme de recherche d’une occurrence sur des valeurs de type quelconque.
    Écrire un algorithme de recherche d’un extremum, de calcul d’une moyenne.
    Itérer sur une liste, une chaîne, un dictionnaire, (utilisation d’un index ou d’une clé),
    pour lecture et (ou) modification d’une valeur
    Écrire un algorithme de tri. (tri insertion, sélection)Écrire un algorithme qui prédit la classe d’un élément en fonction de la classe majoritaire de ses k plus proches voisins.Recherche dichotomique dans un tableau triéRésoudre un problème grâce à un algorithme glouton. (sac à dos, rendu de monnaie ?)
  2. En terminale :
    Écrire un programme récursif. (donc transformer les programmes itératifs précédents en récursif ?)Écrire un algorithme utilisant la méthode « diviser pour régner ».Utiliser la programmation dynamique pour écrire un algorithme.

Base des sujets de la partie pratique: Base des sujets de NSI

Le grand oral :

L’élève choisit ses questions, le professeur l’accompagne dans ce choix. L’énoncé de la question est le point final d’une réflexion qui fait l’objet d’un temps de maturation. Ce travail est donc progressif et s’affine avec l’avancée du programme et l’appropriation des notions.
Les questions émanent d’une quête durant laquelle l’élève précise ses intérêts, les thématiques qu’il souhaite approfondir, les éléments qu’il souhaite mettre en avant dans un esprit d’ouverture de sa spécialité. De cette quête peut émerger des questions variées. Au-delà des thématiques reprenant des contenus du programme du cycle terminal de l’enseignement de spécialité, l’entrée de l’élève peut être le choix de ses spécialités dans un parcours d’orientation, des exemples de notions qui ont changé son regard ou lui ont apporté des clés de lecture, des obstacles didactiques auxquels il a été confronté.
Dans cet esprit, pour la deuxième partie du Grand oral, le jury aide l’élève à poursuivre sa quête, à aller plus loin. Il ne s’agit nullement de piéger l’élève ou de contrôler des connaissances que l’on estimerait fragiles. À ce titre, le jury veille à développer un climat bienveillant, mettant le candidat en situation de confiance dans un esprit de « curiosité de l’autre ». Le dialogue doit s’installer, pour l’élève comme pour le jury, avec une qualité d’écoute et une exigence d’intelligibilité, de précision de l’expression et de clarté du propos.

L’oral pour rendre visible un continuum du second degré aux études supérieures
L’épreuve orale est à l’articulation des deux temps : elle s’appuie sur des connaissances acquises lors de l’enseignement scolaire et permet de se projeter vers la poursuite des études dans l’enseignement supérieur. D’où l’importance d’identifier en classe les contenus et les compétences mobilisables dans le supérieur.
L’échange sur le projet d’orientation du candidat repose sur le projet formalisé et sur la maturation de celui-ci. Cette construction personnelle rend authentique le propos. Il permet à l’élève d’y associer ses préoccupations personnelles et sociales, ses engagements, ses réflexions sur l’avenir, etc., en particulier l’élève qui a besoin de sa spécialité pour ses études supérieures futures sans en faire le cœur de son projet.

Exemple de questions pour le Grand oral NSI

Remarque : cette liste peut permettre à l’élève d’explorer une piste pour aboutir à la
construction de sa propre question ; en aucun cas, il ne s’agit d’une liste prescriptive.

L’histoire de l’informatique
  • Femmes et numérique : quelle histoire ? quel avenir ?
  • Ada Lovelace, pionnière du langage informatique
  • Alan Turing, et l’informatique fut
  • Quelle est la différence entre le web 1.0 et le web 2.0 ?
Langages et programmation
  • P = NP, un problème à un million de dollars ?
  • Tours de Hanoï : plus qu’un jeu d’enfants ?
  • Les fractales : informatique et mathématiques imitent-elles la nature ?
  • De la récurrence à la récursivité
  • Les bugs : bête noire des développeurs ?
  • Comment rendre l’informatique plus sûre ?
  • Données structurées et structures de données
  • L’informatisation des métros : progrès ou outil de surveillance ?
  • Musique et informatique : une alliance possible de l’art et de la science ?
Algorithmique
  • Comment créer une machine intelligente ?
  • Comment lutter contre les biais algorithmiques ?
  • Quels sont les enjeux de la reconnaissance faciale (notamment éthiques) ?
  • Quels sont les enjeux de l’intelligence artificielle ?
  • Transformation d’images : Deep Fakes, une arme de désinformation massive ? La fin
    de la preuve par l’image ?
  • Qu’apporte la récursivité dans un algorithme ?
  • Quel est l’impact de la complexité d’un algorithme sur son efficacité ?
Bases de données
  • Données personnelles : la vie privée en voie d’extinction ?
  • Comment optimiser les données ?
Architectures matérielles, systèmes d’exploitation et réseaux
  • L’ordinateur quantique : nouvelle révolution informatique ?
  • La course à l’infiniment petit : jusqu’où ?
  • Peut-on vraiment sécuriser les communications ?
  • Quelle est l’utilité des protocoles pour l’internet ?
  • Cyberguerre : la 3ème guerre mondiale ?
Interfaces Hommes-Machines (IHM)
  • Smart cities, smart control ?
  • La réalité virtuelle : un nouveau monde ?
  • La voiture autonome, quels enjeux ?
Impact sociétal et éthique de l’informatique
  • Comment protéger les données numériques sur les réseaux sociaux ?
  • Quelle est l’empreinte carbone du numérique en termes de consommation ?
  • Pourquoi chiffrer ses communications ?
  • Les réseaux sociaux sont-ils compatibles avec la politique ?
  • Les réseaux sociaux sont-ils compatibles avec le journalisme ?
  • Les réseaux sociaux permettent-ils de lutter contre les infox ?
  • L’informatique va-t-elle révolutionner le dessin animé ?
  • L’informatique va-t-elle révolutionner la composition musicale ?
  • L’informatique va-t-elle révolutionner l’art ?
  • L’informatique va-t-elle révolutionner le cinéma ?
  • L’informatique va-t-elle révolutionner la médecine ?
  • L’informatique va-t-elle révolutionner la physique ?
  • L’informatique va-t-elle révolutionner l’entreprise ?
  • Le numérique : facteur de démocratisation ou de fractures sociales ?
  • Informatique : quel impact sur le climat ?